Il pleut sur Paris

Il pleut l'amour, il pleut le vide, Il fait gris comme dans un film des années 50.

Dans le métro, ils chantent l'amour sous des airs d'accordéon ; leurs performances traduits l'espoir d'avoir ce qu'ils attendent de prendre.

Les mains tendues, la paume restant vide, l'échange absent, par les regards et la donation.

Malgré peu de retour, la politesse reste toujours présente : un au revoir à la sortie du wagon qui obtient peu de réponses.

Il pleut le silence, seul bruit : les gouttes.

La pluie sur les vitres cherche grandes attentions ; elle a celles des romans qui sont beaux à sortir sous ce temps lorsque le chemin s'annonce long.

Lorsque la tempête sous les nuages fond, la vision des pages qui tournent berce les esprits de ceux qui préfèrent les écrans, sauf pour ceux dont l'absorption est trop grande, oubliant qu'existe le monde.

Il pleut le désir, s'embrassent les regards avec deux, trois filles dont je ne connaitrai jamais le nom,

En même temps qu'il pleut les souvenirs lorsque défile le nom de certaines stations, me rappelant le temps où la bohème était l'une de mes principales missions, lorsque je marchais pendant des heures, à presque en épuiser mon ombre.

Il pleut la nostalgie des longs métrages de mon enfance, à la vue des bars dessous, s'illuminant suite à la venue du soir, imprégnant un sourire sur mon visage.

Il pleut sur Paris, des regards, des souvenirs et de belles chansons.