Un coeur brille dans la nuit

Un cœur brille dans la nuit,
Tandis que les autres s'enivrent de la noire couleur découlant de l'obscurité qui les entoure.
Sourire aux lèvres mais intérieurement meurtris sont-ils, dommage, j'en dis, car ils deviennent les élèves de la mauvaise routine. Non pas celle qui élève, mais celle qui endort l'esprit, celle qui fait paraitre le monde comme normal, je l'ai déjà vue ainsi, avant l'éveil, mais après m'être frotté les paupières, j'ai vu la nature vive, j'ai été emporté par le grand plein du ciel et pourtant si vide, non, rien n'est banal ici et là-bas, pas même la brindille prête à mourir.
La vie, une œuvre d'art dont l'homme, n'ayant pas tué l'artiste, s'enivre.
L'art qui observe l'art, et qui de cet art fait lui-même à nouveau l'art.
Mais me frottant les paupières face à l'homme, j'ai vu la nature vile, j'ai été emporté par le grand plein de ternes qui pourtant ne devrait pas être empli, pour eux tout est banal ici-bas, même l'étoile qui, dans le silence, s'exprime par sa façon de briller dans le vide.
Qu'il est triste, ils ont tué l'artiste, l'enfant a bien trop grandi, une belle erreur c'est de trop murir compte tenu de la contemplation de la vie.
Le soupçon d'esprit enfantin est ce qui permet aux grands hommes de faire les plus grandes bêtises:
aimer, admirer, créer et vivre.